« Oui ?!
- Mélia ?!
- C'est qui ?!
- Salutc'estTomj'aipiquétonnuméroaustandartjetedérangepas ?! Me dit une voix en allemand au bout du fil.
- Oulah, tout a fait, déjà, j'ai rien compris, parles plus doucement, et ensuite, tu n'as pas honte de réveiller les gens ?
- C'est Tom !
- Tom ?
- Oui, j'ai piqué ton numéro au standart hier soir.
- Ah ouais, carrément. Et qu'est ce que tu fous avec mon numéro ?! Et pourquoi tu m'appel et tu me réveilles ?! Et puis depuis quand les Rock Stars s'éclatent à chopper le numéro de leur fans ?!
- Style ça te dérange.
- Oui, beaucoup, je te rappel que tu m'as réveillée là quand même !
- Je n'y peux rien si tu es une marmotte ! Bon, c'était pour savoir dans quel hôtel tu descendais.
- Je n'en ai aucunes idées, je voulais m'occuper de ça quand je me serais Réveillée !
- Oh bah ça va hein ! Bah écoutes, on a une chambre en rabe, donc si ça t'intéresse, tout frais payé... vu que hier soir tu nous a parut sympathique on s'est dit que si on devait toute façon la payer, autant qu'elle soit utilisée...
- Si ça t'amuses ! * Et après tu me fous dans ton lit aussi, rêve toujours chéri ! *
- Et tu débarques quand ?
- Bah, je pense que quand tu vois que la chambre est occupée, c'est que je suis là. nan sérieusement, je n'en ai aucune idée, quand j'ai tout réglé chez moi que je suis prête et que j'ai un train. Je t'aurais bien dit je t'envois un message quand j'arrive, mais tu m'as appelé en inconnu...
- Bah, je peux te le filer, mais il faut me promettre que tu ne le donneras à personne...
- C'est vrai que c'est trop mon genre d'aller foutre ton numéro sur Internet et tout. Bon, si tu veux, t'auras qu'a m'envoyer un message, moi je vais manger. Bye ! »
Je raccrocha, puis partie vers la salle de bain pour le rituel de préparation, bien qu'il soit établi en dix petites minutes pour moi, faut dire que je ne coiffe pas vraiment et puis un coup de mascara, un coup de crayons, ça prend pas trois milles ans. Après avoir finit de manger, je passai un petit coup de fil à mes parents, histoire de les prévenir que je m'absente pour quelques jours, puis je prépara mes affaires et me réserva un train vers 18h.
Tom m'avait quand même filé son numéro malgré ses craintes, du coup à environ trente minutes de la gare je l'appela pour le prévenir, même si je ne voyais pas d'intérêt à ce geste, il me répondit qu'une voiture m'attendrait, c'est vrai que je serais morte dans un taxi. Je commençais à me demander si il ne voulait pas vraiment me foutre dans son pieu, ou s'ils étaient juste payés. Quand je fut arrivée, je n'eu pas de mal à trouver la voiture, un grand gorille accompagné d'une énorme pancarte mentionnant mon prénom m'attendaient. Après dix petites minutes de route, on arriva devant l'hôtel, où quelques filles étaient agglutinées, apparemment, ils étaient à l'hôtel en ce moment ! Elle me regardèrent passer avec un air bizarre, ne sachant pas si j'étais là pour leur « idoles », elles ne pouvaient pas vraiment me reprocher quoi que se soit. Je m'apprêtais à franchir la porte quand une petite fille d'environ dix ans m'interpella.
« Tu vas voir les Tokio Hotel ?!
- Non, je viens ici en vacances. En fait si, mais tu le dis pas et je te ramène des autographe, lui soufflait-je à l'oreille.
- Ca marche ! Moi c'est Leyla, et toi ?!
- Mélia. Allez, à tout à l'heure !
- Bye. »
Vraiment mignonne. Je rentrai enfin, demanda mes clefs, et monta jusqu'à ma chambre. C'était une chambre de quatre étoiles basiques, j'en avais l'habitude. J'allais faire un tour dans la salle de bain, histoire de me passer un coup de flotte sur la figure, et quand je ressorti, je vis les TH en plein milieu de la chambre.
« Ca va, tranquille, vous voulez peut-être fouiller mes valises aussi ?!
- On nous a prévenu que tu étais arrivée, et la porte était ouverte, se justifia Bill.
- C'est cool !
- T'aimes bien te foutre de ma gueule toi !
- Oui ! mais de tout le monde en fait ! Ne t'inquiètes pas ! Ah, en fait j'ai promis à une petite qui était devant l'hôtel que je lui ramènerais des autographes, vous pouvez m'en faire ? Elle s'appelle Leyla.
- Mais attends, tu as dit à ces filles que tu venait pour nous ?!
- Tu me prends vraiment pour une conne Bill ! Crois moi, je n'ai pas d'idée suicidaire, j'ai pas envie de finir étranglé par vos pots de peintures à pattes ! Elle m'a promit qu'elle ne le dirait pas, c'est notre secret.
- C'est trop mignon !
- Oui le Yeti, si tu veux. »
Il me firent les autographes et me proposèrent même de ramener Leyla jusqu'à ce qu'elle doive rentrer chez elle. Sont-ils pas mignons tout pleins ?!
Je descends, ressort par où j'étais entrée quelques minutes plus tôt, passe devant Leyla, lui glisse à l'oreille de me suivre discretos et avance jusqu'au bout de la rue où je tourne. Leyla ne se fait pas attendre. Je lui tends le papier.
« Dis, tu rentres quand chez toi ?!
- Demain matin, en fait je suis ici avec ma grande s½ur, elle croit qu'en restant devant l'hôtel avec ses amies, elles vont se faire remarquer par les garçons et tout. Elles me font pitié.
- Eh bah, au moins on sait ce que tu penses ! Et puis t'as pas l'air comme elle.
- Nan, je suis plutôt du genre de la fille qui est passé à NRJ hier soir, et puis, j'aime beaucoup Georg, il me fait marrer.
- Euh... La fille d'NRJ, c'était moi...
- Annh, trop biiien !
- Merci. Et c'est vrai, je confirme, le Yéti est plutôt pas mal dans son genre ! mais vous allez dormir où cette nuit, toi et ta s½ur ?
- Bah, l'autre folle veut dormir devant l'hôtel, moi je vais essayer de me trouver quelque chose, les rues de Paris, moyen, il y a mieux. Et puis, elle ne remarquera pas que je ne sois plus là.
- On dirait moi à mon âge, sauf que je n'ai pas eut la chance d'avoir de grande s½ur, ni grand frère... Soit, ça te dit de venir rencontrer les garçons, et si tu veux pour cette nuit on partage ma chambre, elle est de tout façon bien trop grande pour moi.
- Sérieux ?
- Bah oui, je vais pas te laisser dans la rue !
- Waaah, t'es trop géniale ! J'aimerais bien avoir une grande s½ur comme toi !
- Merci. Allez, viens, on vas passer par derrière, par ce que si ta s½ur te voit ça va pas le faire, les garçons nous attendent. »
On contourna le bâtiment pour ce retrouver devant la porte de service, de là on n'eu pas de mal à entrer, le gorille présent étant celui qui m'avait cherché à la gare, et les garçons étant derrière. A cette magnifique vue, Leyla s'arrêta net, détaillant chacun des TH de haut en bas, comme si elle les imprimait dans sa mémoire, puis ouvra et ferma la bouche plusieurs fois, sans faire sortir aucun son, et fini par regarder tantôt les TH tantôt moi, et me sauta littéralement dans les bras, geste qui m'étonna énormément.
« T'es vraiment trop géniale ! Tu ne veux pas devenir ma grande s½ur ?! »
A cette parole, je souri, c'est vrai que j'avais toujours rêvé d'avoir une petite s½ur, mais quand je vis la lueur sérieuse dans les yeux de Leyla, je redescendis vite sur terre, ce n'était pas possible, mais elle, elle avait l'air d'y croire.
« Euh... On rediscutera de ça miss ! En attendant, je pense qu'il y a quatre jeunes hommes qui aimeraient te dire bonjour ! »
Elle se retourna vers les garçons et leur tapa la bise, comme si de rien n'était, elle était vraiment trop ! Elle fini par Georg, et après lui avoir fait la bise comme aux autres, et resta plantée devant lui, à le détailler.
« Toi, je t'aime bien, tu veux pas m'apprendre à jouer de la basse ?
- Waouh, tu parles allemand ?, lui demandais-je, étonnée.
- Bien sûre, je suis bilingue.
- Bon, Gustav, je crois qu'on vas se convertir en prof de musique tout les deux, les demandes commence à se faire nombreuse.
- T'as pas tord Georg.
- Bon, les gens ce n'est pas tout, mais on va en boîte ce soir ?! retorqua-Tom.
- Vous si vous voulez, moi j'ai promis à Leyla que je resterais avec elle.
- Mais je veux pas te gâcher ta soirée Mélia !
- Non, t'inquiètes pas, les boîtes j'y vais souvent, et puis, j'ai envie de discuter avec toi.
- On a qu'à rester ici et skwatter dans une chambre. proposa-Bill.
- Moi je suis partant, répondit Gustav, mais on va chez qui ?! »
Les garçons eurent une soudaine attirance pour leurs chaussures, je compris très vite le message.
« C'est bon, on va chez moi, mais je préviens direct, je fais pas nounoue pour bourrée moi !
- Et qui te dis que ce ne sera pas toi qui seras bourrée ?! m'interrogea-Tom.
- Moi, je connais mes limites, et c'est très rare qu'on arrive à me bourrer la gueule.
- Si tu le dis... Bon, on va manger ? »
On acquiesça tous Tom et partis vers le restaurant de l'hôtel qui était plutôt calme. On passât un repas sympathiques tout les six, souvent ponctué par des rires. Après avoir dîné, nous montâmes tous dans ma chambre, et Georg et Tom partirent chercher toutes les bouteilles d'alcool qui purent trouver dans les minibars. La soirée promettait d'être arrosée, mais je gardais bien en tête que Leyla était là, et qu'il était or de question qu'elle ou moi finisse torchée.